Électrique et hybride : la fraude passe par l’électronique.
Plus un véhicule est connecté, plus son histoire est écrite dans ses calculateurs. C’est une chance pour le contrôle, à condition de savoir la lire.

Pourquoi le risque change.
Les voitures électriques et hybrides ne sont pas plus fragiles : leurs fraudes sont simplement différentes.
Le compteur se reprogramme
Sur un véhicule moderne, le kilométrage est enregistré dans plusieurs calculateurs. Un logiciel peut modifier le compteur, mais il laisse souvent des écarts entre les calculateurs : c’est là qu’on le repère.
La batterie fait la valeur
Sur une voiture électrique, l’état de santé de la batterie compte autant que le kilométrage. Depuis 2026, le Car-Pass peut l’afficher, si le vendeur accepte de le faire mesurer.
Des vols électroniques
Des réseaux utilisent des outils électroniques pour contourner les systèmes de sécurité, puis maquillent l’identité des véhicules avec des numéros de châssis et des plaques de voitures retirées de la circulation.
Des pièces qui voyagent
Les véhicules volés sont parfois démontés : batteries, carrosserie et pièces mécaniques sont revendues séparément. Un véhicule peut donc porter des éléments d’origine douteuse.
Les chiffres.
des voitures électriques d’occasion contrôlées au Royaume-Uni
montrent un compteur trafiqué, devant le diesel (2,8 %) et l’essence (2,5 %). Source : Regit, 11/06/2026.
voitures hybrides haut de gamme volées
par un même réseau ; neuf arrestations en Belgique, en Italie et en Espagne en octobre 2025. Source : Europol.
l’état de santé de la batterie sur le Car-Pass
à la demande du vendeur, mesuré par un organisme indépendant. Source : NewMobility, 24/10/2025.
Ce que vérifie NUR Label sur une voiture électrique ou hybride.
Avec le Contrôle Intégral, l’inspecteur anti-fraude lit l’électronique du véhicule et la confronte à ses documents et aux sources :
- le kilométrage enregistré dans plusieurs calculateurs, comparé au compteur, au Car-Pass et à l’historique d’entretien ;
- l’état de santé de la batterie, lu par diagnostic ;
- les identifiants électroniques, comparés au numéro de châssis frappé et aux documents ;
- les codes défaut et les traces d’intervention, pour repérer une modification suspecte.

Plus le véhicule est électronique, plus le contrôle compte.
L’électronique ne ment pas, si on sait la lire.
NUR Label confronte ce que disent les calculateurs à ce que disent les documents.